Tribune Essentiel - Mai 2019

Comme l’ombre d’un mort

Les mots de Victor Hugo, de Charles Péguy, de Gérard de Nerval et de tant d’illustres auteurs disent si bien l’intime lien qui nous unit à l’une des plus belles réalisations de l’humanité, Notre-Dame, abimée en cette année par la furie des flammes.


Las, les mots de la communication municipale font montre de moins d’élégance et d’élévation de l’esprit. Nous sommes invités à jouer au roi du silence avec nos voisins ou à participer au ramassage des déjections canines. On se demande où est vraiment la nuisance entre les désagréments de la vie en collectivité et les placards publicitaires brandissant le bâton pour ramener les ouailles plaisiroises dans le droit chemin de l’obéissance.


Les appels infantilisants à la discipline se multiplient donc comme les pains et comme les ateliers collaboratifs de quartier où l’on prétend traiter des sujets remplis de technicité en 2 h, à l’image des réunions post-it pour définir le futur PLU.


L’action et le travail collaboratif doivent être le fruit d’une réflexion profonde inscrite dans la durée et de la volonté et non pas des artifices improvisés pour occuper l’espace et masquer l’impuissance sur le cours des choses. Encore moins la mise en œuvre du pire des techniques de management et de créativité. Les miracles sont aussi rares que les bonnes idées issues de la cacophonie participative.

Comme notre cathédrale parisienne, notre Ville aura besoin de bien d’efforts et de foi pour (re)trouver son âme. A cœur vaillant, rien d’impossible…


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