Le mal est fait !



Mme la Maire a récemment demandé à l'ARS (Agence Régionale de la Santé) de reconnaître Plaisir comme zone de fragilité médicale. Comment en est-on arrivé là ?


Il y a plus de 3 ans, Mme la Maire a été sollicitée par les médecins de Plaisir qui attiraient son attention sur des départs imminents et une future désertification. Il n’y a pas de pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre :elle a fait fi de cet avertissement alors qu’elle aurait dû prendre la mesure de ce dossier et anticiper les mesures à mettre en place pour pallier à cette désertification annoncée.


Aujourd’hui, pour justifier les difficultés rencontrées sur notre commune, elle évoque de manière simpliste un désintérêt des jeunes médecins pour la proche banlieue parisienne, des amplitudes horaires non compatibles avec leur vie privée, ainsi que l’insuffisance du numerus clausus pour compenser l’érosion naturelle des effectifs, par exemple des départs à la retraite.


On notera que cet argumentaire est bâti pour n’inclure que des éléments où la responsabilité de l’exécutif local n’est pas mise en cause. C’est toujours la faute de l’Etat, de la société, bref des autres !


Mme la Maire omet de préciser que les médecins doivent rendre leurs cabinets accessibles aux Personnes à Mobilité Réduite (PMR) avant 2019 et face aux difficultés pour réaliser ces longs travaux coûteux, ils se tournent vers des locaux déjà conformes. Ainsi, les maisons médicales de la rue de la République et de la rue Abel Guyet ont fermé au grand regret des praticiens qui se sont s’installés dans les communes voisines. Et c’est l’ensemble des Plaisirois qui pâtissent de la situation : l’accès aux soins de proximité des personnes âgées, des familles, des PMR se fait de plus en plus difficile, les emplois et l’activité économique des professionnels de santé se retrouvent en danger.


Pourtant, les élus peuvent agir pour endiguer ce phénomène à l’échelle locale et préserver un accès aux soins pour la population, bien au-delà de mesures symboliques de communication. Des solutions existent et sont mises en œuvre dans d’autres villes. Par exemple, faire inclure des locaux accessibles et aux normes dans les projets immobiliers, construire des maisons médicales près des lieux de vie et de transport, des hôpitaux… Souhaitons qu’il ne soit pas trop tard pour enfin agir et remédier à cette situation préoccupante.


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